20 juil. 2014

Il était une fois, mes beauty faux-pas …


En ce moment, je vous avoue qu'avec mon mémoire, j'ai beaucoup moins de temps pour faire des photos pour le blog mais toujours autant envie d'écrire. Du coup, je mise sur les "articles humeur", chose que justement je me reproche souvent de ne pas assez proposer ici, en recyclant un peu mes photos (shame on me). Justement, ce matin en me réveillant et en tombant sur un horrible vernis de princesse de ma soeur, j'ai repensé à ma propre adolescence, à mes tentatives désespérées de me maquiller et j'ai ri, en me rappelant toutes les étapes par lesquelles je suis passée. Ca m'a donc inspiré l'article d'aujourd'hui. Et j'ai trouvé ça fun. Haaa, les erreurs et les make-up faux pas. Même si on s'est toujours un peu intéressée à la beauté et aux trucs de filles, on en a toutes fait, on en a toutes un peu honte mais, en y repensant, ça nous fait toutes bien rigoler! Perso, moi, avant de commencer à lire des blogs, à bloguer, et à regarder des vidéos Youtube, je vous avoue qu'il y a pas mal de choses que je faisais de travers. Je suis une vraie pépite en matière d'erreurs. Le pire? C'est que j'étais quand-même convaincue de faire les choses bien!  Puis je suis rentrée dans ce vaste monde d'apprentissage qu'est la blogo et, là, j'ai appris plein de choses, beaucoup de mythes sont tombés et je me suis sentie, disons-le clairement, un peu con, voire ridicule en repensant à tout ce que j'ai (mal) fait, pendant longtemps. Voici donc ce que j'ai appris ces 5 dernières années (pfiou, ça nous rajeunit pas) et, surtout, les graves erreurs que j'ai commises (ou du moins, les plus marrantes) …

 L'utilité (et même l'existence) d'un topcoat et d'une base pour les ongles 


Avant, j'avais 4 vernis. C'est tout. Un rouge, un bordeaux, un fuschia et un rose clair. Et, pendant des années, j'ai tourné avec ça en (évidemment) n'en posant qu'une seule couche et ce, sans base et sans top coat. Ben oui, pourquoi investir dans un vernis transparent, c'est débile. Alors quand en plus, c'est pour remettre du coloré par dessus… Et pourquoi perdre du temps et attendre encore une fois que ça sèche en mettant deux couches? La couleur se voit déjà bien en une seule! C'est donc sans aucune honte que je me trimballais souvent avec un vernis mal posé et écaillé en râlant comme quoi, franchement, cette marque de vernis, c'était vraiment de la merde. Ben oui, forcément. Depuis, évidemment, je me suis bien rattrappée (voire trop): j'ai tout ce qu'il me faut et j'oblige mes copines à s'acheter tout l'attirail lorsqu'elles "ne voient pas l'intérêt d'acheter des vernis transparents à 10 euros". Comme quoi, toutes les victimes de choses horribles dans leur enfance ne reproduisent pas forcément ça sur les personnes qu'elles aiment. Hé, hé, hé. 

 De la poudre? Ben pourquoi? 


Ma maman ne se maquillant que très peu et ma grand-mère pas du tout, à mon adolescence j'ai un peu dû apprendre les bases du maquillage toute seule. Rah, quel folklore! Autant vous dire que ce n'était pas une bonne idée puisque j'appliquais à la truelle (enfin, à l'éponge, c'est pas mieux), été comme hiver, un fond de teint crème compact de chez HEMA de couleur trop foncée sur ma peau grasse d'ado, et ce, sans poudrer. Le mieux? C'est que je disais à ma mère, par 33° en plein été dans le sud de la France que "quand-même, il faudrait qu'on aille voir un dermato parce que j'en avais vraiment marre de briller! Je luis, ça colle, c'est gras, je ne comprends pas!". Depuis ma peau est devenue sèche et, surtout, j'ai découvert l'existence d'un produit génial: la poudre compacte. Ou "comment retrouver sa dignité au fil des années". 

 Le trait de liner? En un seul coup, c'est réglé, virgule comprise! 


Après le début de mon adolescence, j'ai tout naturellement suivi la tendance du look émo, des têtes de morts, des slims noirs et rouges lignés, des ceintures à clous, des coiffures pleines de laque et des yeux de pandas qui allaient avec. Pour les âmes les moins sensibles, vous pouvez voir ce que ça donnait en cliquant ici et . Mes parents ont d'ailleurs adoré cette période. Je crois même que s'ils avaient pu, ils m'auraient enfermée dans la cave et nourrie par baxter jusqu'à ce que je me raisonne et que les voisins oublient qu'ils avaient une fille. Mais ils sont restés patients. Pendant ce temps, moi, j'adorais peaufiner mon teint luisant et gras par deux coquards bien noirs (que je pensais être de parfaits smocky eyes). Pour ça, la case liner était in-di-spen-sable! Et tant qu'à faire, j'ai commencé directement au liner liquide noir en m'acharnant sur les virgules, chaque matin. Virgules que je dessinais de façon assez aléatoire, en un seul trait évidemment et, si elles arrivaient jusqu'à la queue de mon sourcil, c'était encore mieux. Ben quoi? Ca va plus vite de faire comme ça et pourquoi perdre du temps à faire un petit trait alors qu'un gros n'en prend pas plus ?! Je vous laisse imaginer l'ampleur des dégats et ma tête d'illuminée en découvrant, bien des années plus tard, des techniques bien plus évoluées et au résultat bien plus probant sur Youtube.

 Des pinceaux? Pour quoi faire? 


Jusqu'à mes 16 ans, j'avais un pinceau. Enfin, une relique toute rêche en poils de cul retrouvée dans les vieilles trousses à maquillage de ma mère. Autant vous dire qu'à côté de ça, les pinceaux teint ELF à 1 euro, c'est du luxe. J'utilisais donc ça pour mettre "du fard à joues" (partout autour de mes joues) et, pour le reste, j'y allais à la barbare: avec les doigts! Ben quoi? L'index pour le gris clair, le majeur pour le noir, l'annulaire pour le gris foncé et voilà! N'imaginez surtout pas que j'avais le réflexe d'utiliser l'oriculaire pour estomper, pardis. Je faisais donc tout comme une artiste, à l'instinct et sans artifice, et le résultat était d'ailleurs très proche d'un Pollock. J'étais vraiment fière de moi, à cette époque. Voyez un peu le talent et l'imagination que les tutoriels ont tués dans l'oeuf… Depuis, je me suis rattrapée et pour guérir ce trauma, j'ai décidé d'acheter assez de pinceaux pour toute ma ville. On est jamais trop sûr, dans la vie.

 Les touches lumière, c'est la vie! 


Moi, quand j'étais jeune, ma bible, c'était le magazine J&J. Quoi, tu connais pas? Mais siiii, "Jeune & Jolie", rappelle-toi! Ce magazine pour pré-ado avec un double poster de George-Alain de la Starac' au milieu, des "BD photos" de love story, une page "recherche des correspondantes" et des conseils look et maquillage qui sont à l'origine même du talent Christina Cordula. Ah, tu vois, ça te reviens! Ben moi, je lisais ça. Et je prenais tout très au sérieux, si J&J le disait, c'est que c'était vrai! Un jour, j'y ai lu que pour "agrandir son regard", il fallait mettre du blanc irisé en coin interne et sous l'arcade sourcillière. Sauf que j'en avais pas. J'ai donc décrété que le argenté irisé, c'était pareil en en appliquant, tous les matins allègrement à ces endroits (avec mes doigts), pour me faire un regard de poupée, mhh. C'était sexy, dinstingué, discret: le rêve. Un peu plus tard, j'ai lu qu'en plus, en appliquant un fard clair sous l'oeil, ça faisait paraître le regard "plus lumineux". J'ai donc fini par investir dans ce fameux fards blanc et en ai fait double usage: touche lumière en haut et anti-cerne en bas, puisque je le tapotais en bonne grosse couche, à l'index, sur mes cernes. Ben, oui, pour illuminer quoi, bande de nulles. 

 Les lèvres pulpeuses, c'est sexy et ça fait femme 


A cette époque, moi, j'aimais pas le rouge à lèvres, je trouvais que ça faisait grand-mère et que c'était un truc de vieille peau. Par contre, un truc que j'ai fait longtemps et dont j'étais très fière, c'était (je pleure, là, hein, j'ai honte) de me faire le contour des lèvres mais sans le remplir. J'avais l'impression que c'était glam', que ça mettait bien mes lèvres en valeur et que ça faisait vraiment féminin. Du coup, chaque matin, après mon trait de liner hasardeux (que j'avais conservé une fois la période dark-emo passée), je m'attaquais à mes lèvres en en dessinant le contour avec un crayon bordeaux. Le gloss, c'était pour les bébés, moi, j'étais une (petite) femme, humpf et j'utilisais des armes adaptées! Et comme en plus, j'étais persuadée que ça donnait bien, je me prenait en photo ainsi. Voici donc ce qui représentait le "make-up hyper réussi" à mes yeux à l'âge de 16 ans > photo. Heureusement, depuis, même si rien n'est parfait et que je suis loin d'être une experte, tout va mieux! Comme quoi, y a de l'espoir.


Voici donc les plus grosses erreurs que j'ai commises, de mes 13 à mes 17 ans, environ. J'avoue que j'ai un peu honte mais que, en y repensant, ça me fait vraiment beaucoup beaucoup rire! Le truc positif c'est que j'ai une petite soeur de 12 ans et que, au moins, avec moi, elle est sure de ne pas passer sans s'en rendre compte par toutes les phases ridicules qui ont rythmé mes choix makeupesques durant ma propre adolescence. D'une part, parce que serais là pour lui apprendre des trucs et lui montrer les bases, mais surtout parce que je ferai avec elle ce que mes parents n'ont jamais fait avec moi: lui interdire de sortir comme ça. Juste par dignité familiale. Elle comprendra vite que, les beauty faux-pas, non, vraiment, faut pas! 


ET VOUS? Soyez solidaires, je viens de me ridiculiser!
Quels étaient vos pires faux-pas beauté? 

18 juil. 2014

Blog: comment bien choisir ses partenaires?

Aaah, les partenariats, ce sujet sur lequel je suis intârissable! Faut dire que ce sont des petits paradoxes à eux tout seuls sur la blogosphère puisque l'air de rien, c'est limite un taboo d'en parler mais hyper courant  de le pratiquer sur les blogs. Ben oui, entre celles qui ne précisent jamais qu'il s'agit de produits reçus dans leurs articles, celles qui font croire qu'elles les ont achetés comme si c'était une honte de les avoir reçus d'un partenaire et les personnes totalement transparentes à ce sujet, on voit un peu de tout en la matière. A chacun(e) sa façon de faire, c'est personnel (et çaneunoureugardepa) mais le fait est qu'au niveau des lectrices, il y a un truc qui est tout de même commun un peu partout: les personnes qui nous suivent détestent qu'un blog soit une vitrine, composée uniquement de produits partenaires décrits de façon "publicitaire" et décalquée du dossier de presse, sans originalité ni touche personnelle. Je doute qu'on me contredise là-dessus.


Seulement, lorsqu'on ouvre un blog pour le plaisir et que ça se ressent, qu'on fait des choses sympas et intéressantes, que ça intéresse pas mal de gens et que ce qu'on raconte plaît bien à un certain nombre de personnes, bref, que le blog est chouette et suivi, il se produit quelque-chose qui prend rapidement de l'ampleur: certaines marques nous contactent. Pour nous proposer des trucs-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom des partenariats. Nous faire découvrir leurs produits, les faire tester, etc. Et, parfois, le phénomène peut vraiment s'accélérer, s'amplifier, à tel point qu'il arrive qu'on reçoive de nombreuses demandes par semaine. Au début, on comprend d'ailleurs pas trop, on se dit que "Waw. Putain, c'est trop cool! Pipi culotte! Pipi culotte!" mais que "c'est trop dingue!". Sauf quand ça ne nous intéresse pas du tout ou n'a aucun rapport avec le blog. Là, on se dit plutôt "WTF, c'est gentil mais just no". Après, avec le temps, lorsqu'on est contactée, on se dit toujours que "Putain, c'est trop bien!" (je sautille toujours comme une pétée lorsqu'une marque que j'adore me propose une collaboration et ne suis, dieu merci, toujours pas du tout blasée ) mais, avec le recul, on réalise aussi qu'on ne peut pas tout accepter pour maintenir un climat personnel, authentique, qui n'est pas "ultra commercial" sur le blog. Pour garder son indépendance. Coller à sa thématique et ne pas trop s'en éloigner. Ne pas devenir esclave des partenariats. Que ça ne devienne pas une corvée et qu'on ne se retrouve pas à consacrer le peu de temps qu'on a pour bloguer à "ne poster que des articles partenaires parce qu'on a du retard sur les colis reçus, qu'ils vont râler et qu'on a la pression des colis qui s'empilent". 


Ben oui, parce que c'est mathématique: plus t'acceptes de partenariats, plus tu as de produits à tester et donc, d'articles à écrire (puisque la plupart sont tout de même destinés à être présentés sur le blog). Et plus tu as d'article partenaires à écrire, moins tu as de temps pour les autres. C'est mathématique aussi. Je vous assure, ça peut très vite faire beaucoup! D'ailleurs même moi, en sélectionnant beaucoup ce que j'accepte, j'ai cru mourir au retour de ma session d'exams de 1 mois (mécommenjevaifaiiiir?!). Puis y a aussi la question du surplus de produits et de l'hyperconsommation. Béh oui, on est déjà pas mal de blogueuses à être de grosses acheteuses dans notre vie perso, à empiler les choses et à avoir du mal à en terminer certaines pour en entamer d'autres, alors lorsqu'on ajoute à ça les produits reçus, ça peut très vite devenir, euh? Astronomique. C'est pour toutes ces raisons qu'il ne faut pas accepter tout et n'importe quoi. Qu'il faut parfois savoir dire non et apprendre à choisir ses partenaires correctement dès le départ. Qu'on ait 1 ou 30 propositions par mois. J'ai donc décidé de vous donner quelques conseils pour "bien choisir" vos partenaires. Alors  (petit disclaimer) je suis bien consciente que j'ai pas la "science infuse des partenariats", qu'il y aura toujours des gens très sélectifs et d'autres non et que chacun voit, évidemment, midi à sa porte mais je me suis dit que ça pourrait en aider certaines. Et que, moi, j'aurais bien aimé trouver ce genre d'articles quand j'ai commencé à bloguer et que je ne savais même pas ce qu'était un partenariat et que je n'avais aucune idée de comment procéder (d'ailleurs - anecdote - au début et pendant 4 mois, j'ai systématiquement dit non à tout ce qu'on me proposait #gogole). Maintenant, grâce à ces petits conseils, j'ai réussi à sélectionner mes partenaires de façon efficace, à entretenir des échanges réguliers et conviviaux avec eux, à dire non sans culpabiliser à certains. Grâce à ça, je me retrouve avec une petite brochettes de "partenaires chouchous" que j'adore (ELF, Franck Drapeau, P&G, Kalioshka, …) et des partenaires moins réguliers voire occasionnels mais qualitatifs. Donc aujourd'hui, on va causer de partenariats. On va même le faire franchement, sans y aller de main morte et sans langue de bois. C'est parti pour mes "petites recommandations"...

N'acceptez que si vous branche vraiment


Quand on nous contacte, souvent, et parfois malgré nous, les mails reçus se classent en deux catégories: ceux qui nous surexcitent, nous branche à fond et à qui on répond dans la journée parce que "gniiii!". Et ceux où on se dit "mouais, ça peut être pas mal. Je réfléchis et je vois. On verra." et à qui, même, parfois, il arrive qu'on ne pense plus deux jours après. En gros, y a "les mails trop biens" et "les mails bof bof". (Nous nierons volontairement la troisième catégories constituées, la plupart du temps, de mails qui n'ont aucun rapport avec la thématique de notre blog, sont inintéressants au possible voire, parfois, même pas formulés en français correct puisque la réaction face à ceux-ci est logique et systématique, je l'espère, pour tout le monde). Du coup, perso, je vous conseille de n'accepter que les propositions qui "directement" vous bottent et vous font super plaisir. D'une part, parce que vous ne le regretterez pas. Mais aussi parce que vous avez souvent moins de chance d'être déçue et prendrez plus de plaisir à en parler. Rien de pire que se dire après coup "pff, pourquoi j'ai accepté ça?".

La question primordiale: "Est-ce que cela va intéresser mes lectrices?"


Une fois le mail lu et la "première impression passée", c'est la première question que je me pose si j'hésite ou si, au contraire "ça me branche mais change un peu de ce que je propose habituellement". Parce qu'il ne faut pas se leurrer, lorsqu'on écrit, on le fait pour soi mais on le fait aussi pour proposer un contenu qui plaît à nos lectrices. Donc si on accepte de "tester un produit pour en parler à nos lectrices" alors que, ledit produit, elles s'en tapent le coquillard, à part pour recevoir un produit gratos, ça ne sert pas à grand-chose. Perso, lorsque j'accepte de vous présenter un produit, c'est que je me dis que ça peut avoir un intérêt pour vous et que ça peut plaire aux personnes qui me suivent. Je me projette , vois ce que je peux faire comme article, imagine comment vous présenter ça de façon attractive. Inutile d'accepter pour que l'article fasse un bide et n'intéresse personne. Là encore, c'est mon point de vue.

Privilégiez les gens sympas et les bons RP


Perso, je suis hyper tatillone là-dessus. Mais genre, vraiment. Même un peu trop. Pour moi, un bon partenaire ne se reconnait pas uniquement à la grosseur ou à la fréquence des colis qu'il envoie. Il se démarque aussi de part le "relationnel" et l'ambiance qu'il crée lors des échanges de mails. Alors ok, à la base, leur but, c'est pas de devenir nos copains et de nous proposer un barbec' ou des vacances collectives au camping, mais une petite touche sympa ou (au moins!) personnalisée dans un mail, ça fait toujours plaisir. Une bonne façon de s'exprimer, aussi. Du coup, lorsque "relationnellement" je ne le sens pas, il arrive souvent que ça me freine, surtout lorsqu'il s'agit de partenariats "à long terme" puisqu'on sera régulièrement amenés à communiquer ensemble. J'aime être mise en confiance, pouvoir être moi-même avec les RP et ne pas en rester au "oui. merci. Ravie. Cordialement.". Si j'ai créé un blog c'est pour les échanges et le côté humain. Je n'attends pas qu'on s'intéresse au nom de mon Canari ni qu'on m'envoie des cartes postales, juste qu'on soit un peu sympa et qu'on enlève un peu le balai qu'on a parfois (par mégarde) dans le popotin, ne serait-ce qu'en proposant parfois le tutoiement par exemple. C'est toujours cool lorsque ça se passe de façon sympa. Inutile donc de vous dire que les mails "chères blogueuses, chers blogueurs", " moi m'appeler Xijiping et proposer à vous joli ecollaboration" ou autres ont vite fait de me lourder. Encore pire pour les RP super froids qui exigent plein de choses de vous ou vous sous-entendent que tel ou tel truc ne leur plaît pas ou qu'il faudrait "faire ceci plutôt que cela".

La première impression est souvent la bonne


Comme je l'ai dit plus haut, il arrive parfois qu'on hésite et ce, pour plusieurs raisons: avoir déjà testé et pas trop aimé la marque, ne pas trop être intéressée, des prix trop élevés qui vous freinent, déjà beaucoup de colis à présenter pour le moment, déjà beaucoup de produits du genre entamés, un RP bof bof, une impression générale peu tentante, … Si j'ai un conseil à vous donner, c'est qu'à ce niveau, la première impression est souvent la bonne. N'ayez pas peur de dire non si ça ne vous tente pas plus que ça, n'acceptez pas pour faire plaisir. Des propositions, y en aura d'autres. Les RP ne feront pas la gueule. Et vous ne vous sentirez pas "oppressée" après si vos premières impressions s'avèrent justifiées et que vous devez présenter un produit "bof" à vos lectrices, et le dire en vexant encore + la marque que si vous aviez dit non directement. Autant refuser tout de suite. Oui, même si "vous ne savez pas trop sur quoi poster en ce moment", oui.

Ne cédez pas uniquement parce qu'on vous relance


Dans la même idée, lorsqu'on refuse une proposition ou qu'on ne répond pas (directement), il arrive qu'on vous relance à coup d'arguments parfois bien pensés ou de propositions plus intéressantes. Dans ce cas, c'est encore plus emmerdant de devoir dire non (une seconde fois). Dans tous les cas, ne vous sentez pas obligée d'accepter un truc qui ne vous tente pas juste parce que vous êtes embêtée ou que "bon allez, ils y tiennent et finalement ça n'a pas l'air trop mal". Souvenez vous de votre première impression! Maintenant, il faut aussi nuancer, si l'évolution de la proposition devient intéressante à vos yeux, c'est autre chose, mais si votre impression reste la même, ne vous forcez pas. 

Renseignez-vous bien sur ce qu'on vous propose


Ca, c'est super important. Vraiment. Lorsqu'on vous contacte pour vous proposer un produit, on ne vous présente évidemment que ses points positifs. Mais parfois, c'est pas mal d'aller voir "un peu plus loin" avant d'accepter, en checkant des avis sur internet, en allant voir le site officiel etc. Béh oui, tester une crème miracle qui a l'air vraiment sympa, c'est cool. Découvrir une fois reçue en écrivant l'article qu'en fait, elle coûte 170e, c'est moins bien. Idem pour les compositions pourries et compagnie. Du coup, lorsqu'on vous contacte pour présenter un produit ou un service sur votre blog, je vous conseille de vous renseigner avant afin de savoir s'il n'y a pas de "points noirs" cachés, ou simplement des "petits trucs qui en fait ne vous plaisent pas et que vous n'avez pas envie de vanter à vos lectrices". Ca évite les déceptions et les reproches de vos abonnées par la suite si pour finir le produit ne correspond pas à ce que vous pensiez. Pour moi, il vaut toujours mieux "minimiser les potentielles déceptions" qui sont sources de partenariats inutiles. 

Entre bon et con, il n'y a qu'une lettre qui change


On n'est pas dupe, souvent, les articles partenaires font de la (bonne) publicité aux marques  (notamment parce que lorsque c'est négatif, beaucoup préfèrent ne pas en parler plutôt que de descendre le produit - et donc leur partenaire - sur la place publique). C'est pour ça que les marques nous contactent: nos blogs font office de " visibilité et pub gratos" et, même si on n'est pas Julia Roberts et qu'on a parfois la langue un peu trop pendue, ça leur profite bien plus que de dépenser des milliers (voire millions? je suis naïve) d'euros dans une campagne publicitaire. Les bases sont posées, donc. Nous, on est là pour dire ce qu'on pense et tester objectivement le produit en public. Et on est gratuites. Les pubs sont là pour ne dire que le positif que les marques veulent entendre de leurs produits. Et coûtent la peau du cul. Que dire de plus. Pour cette raison, il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds par des RP un peu trop "demandeurs" et il faut se rappeler que, à la base, ce sont eux qui ont besoin de nous (dit comme ça, ça fait hyper hautain, mais c'est vrai) et pas le contraire. Un partenariat est basé sur un "donnant-donnant" équitable. Ne vous pliez donc pas aux exigences d'une marque en acceptant tout ce qu'elle veut. Accepter un partenariat sous condition de n'en dire que du positif? NON. Recevoir un échantillon pourri pour faire un article contenant dix mille photos, 12 liens et un code promo? NON. Modifier un article parce qu'il "ne plaît pas trop à la marque" alors qu'il est franc? NON. Accepter un partenariat où vous ne gagnez quasi rien mais où on vous demande beaucoup (article + bannière dans colonne + liens + ceci + cela)? NON. Pour ça, qu'elles fassent comme tout le monde et payent une agence. Au début, c'est pas évident de savoir "ce qui se fait ou non", d'évaluer si une proposition est suffisemment intéressante ou pas  (j'ai moi-même été plusieurs fois bonne poire au début et je m'en rends compte que maintenant) mais rappelez-vous d'une chose: ne bradez pas vos services parce que brader vos articles reviens à brader votre lectorat. Ne mettez donc jamais votre objectivité ou la confiance que vous font vos lectrices en danger au profit d'une marque ou d'un RP un peu trop gonflés. Et, tant qu'à faire, ne vous faites pas pigeonner en acceptant toutes les conditions qu'on vous imposent sous prétexte que "c'est votre premier partenariat". S'il vous plaît. Soyez droite dans vos bottes, imposez votre ligne de conduite et, si ça ne convient pas, sachez dire good bye. 


Voilà. Maintenant comme je l'ai dis, c'est "mon avis", "mes conseils", "ma façon de faire" mais honnêtement, c'est vraiment les choses que je recommanderai de suivre pour éviter les mauvaises surprises, les déceptions, le désintérêt de vos lectrices. C'est pour moi indispensable pour optimiser votre satisfaction lorsque vous pratiquer des partenariats, que tout se passe dans un climat léger et pour éviter de vous "laisser bouffer". Parce qu'après tout, on blogue pour le plaisir, non? 

Et vous, comment choisissez vous vos partenaires?
Quelles est votre ligne de conduite?

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